BORDRON, Jean-François (1984), « Remarque sur l’intelligibilité de l’échange », dans Denis BERTRAND et Jacques FONTANILLE (dir.), Actes sémiotiques, « Polémique et conversation », n° 30, p. 39-43.

Approche : maximes conversationnelles (Grice), sémiotique

L’auteur s’appuie sur un postulat de la sémiotique greimassienne voulant qu’il y ait, dans tout récit, présupposition réciproque du contrat et du conflit, pour mettre en discussion une maxime conversationnelle de Grice. La question est : « A partir de quels signes fait-on la distinction entre une dominante contractuelle (coopération) et une dominante conflictuelle (provocation) ? » En d’autres termes, comment assure-t-on l’intelligibilité de l’échange quand des phénomènes d’implicitation (implicature) sont en jeu, question d’autant plus difficile que l’échange est un « jeu » dont on ne peut connaître à l’avance les règles (celles suivies par l’autre et les siennes propres). L’auteur propose qu’ « admettre un antagonisme à l’intérieur d’un discours exige donc qu’un trait, syntaxique ou sémantique, décide du discours lui-même ».

Résumé par Dominique Garand,

Dans la bibliographie annotée sur le et la polémique, en fin de l’ouvrage : « Etats du Polémique », sous la direction de Annette Hayward et Dominique Garand, Canada, Ed. Nota Bene, 1998.